TL Terres Libérées Annuaire critique des montages de libération des terres en France.

Questions fréquentes sur la note

On note un degré de sortie du marché, pas un lieu. Voici les questions qui reviennent — et nos réponses, fermes et faillibles.

« Que mesure exactement votre note ? »

Une seule chose, nommée : à quel point une terre est sortie du marché et rendue à celles et ceux qui l'usent. C'est une coordonnée sur un axe — la libération — pas un jugement de valeur du lieu.

« Pourquoi un lieu que j'aime a-t-il une note basse ? »

Parce que la note ne juge pas le lieu, mais le degré de sortie du marché et de retour aux usagers. Un lieu précieux, beau, utile, peut être à mi-chemin sur cet axe — et porter par ailleurs le badge « Sanctuaire », ou être un modèle de conservation. La note basse dit « le chemin n'est pas fini », pas « ce lieu vaut peu ».

« Pourquoi un grand jardin protégé (le Conservatoire…) n'est-il pas tout en haut ? »

Parce qu'il protège la terre sans (encore) en rendre l'usage à un collectif autogéré. C'est une autre réussite, que nous signalons par le badge écologique « Sanctuaire », pas par la note de libération. Les deux s'affichent côte à côte exprès.

« Vous comparez des lieux qui n'ont rien à voir — est-ce juste ? »

On ne dresse pas un palmarès qui dit « ce lieu est meilleur que celui-là ». On situe chaque montage sur une même échelle de libération, avec son profil et son point faible nommé. Deux lieux à la même note peuvent être deux réussites différentes ; la note les situe, elle ne les classe pas en valeur.

« La note est-elle objective ? »

Non, et nous l'assumons. C'est une lecture argumentée selon un cadre explicite — une économie citoyenne, non lucrative, attentive au vivant — pas une mesure neutre. Les seuils sont datés, signés, contestables, et nous appelons la critique (voir la note de méthode).

« Pourquoi certains lieux n'ont-ils pas de note du tout ? »

Parce qu'un point décisif (la sortie du marché, la durée d'usage, ou qui décide) est resté non établi — non documenté de notre côté. Dans ce cas nous suspendons la note plutôt que de deviner : nous affichons le palier atteint avec certitude et signalons le reste comme « non établi (en cours d'évaluation) ». Ce n'est pas un mauvais score — c'est un manque de pièces, jamais retenu à votre désavantage.

« Vous risquez de décourager des porteurs de bonne foi. »

Notre but est l'inverse : montrer le chemin de libération se poursuit, pas distribuer des mauvaises notes. Le point faible nommé est une indication de progression, pas une sanction ; et le badge honore ce qui est déjà accompli pour le vivant.

« De quel droit notez-vous notre lieu sans nous demander ? »

Nous évaluons des montages juridiques et des faits publics — comment une terre est tenue en droit — pas des personnes ni des vies privées, à partir des informations publiquement disponibles. C'est une lecture documentaire, faillible, qui ne prétend pas détenir une vérité ; sa contrepartie est ferme : contact avant publication d'une fiche nommée, droit de réponse sans retouche, et tout « non établi » levable sur pièce ou témoignage.

« Qui produit ces évaluations — une IA ? »

Une lecture humaine, assumée et signée, aidée d'outils d'analyse (dont l'IA). La grille et chaque fiche engagent une responsabilité éditoriale nommée, pas un algorithme anonyme.

« Et si vous vous trompez sur notre lieu ? »

Écrivez-nous : vous avez un droit de réponse. On corrige tout fait prouvé, on lève un « non établi » sur pièce ou sur témoignage, et votre réponse libre est reproduite sans retouche, en tête de la fiche. Avant toute publication d'une fiche nommée, le lieu est contacté d'abord.

« Vos seuils peuvent-ils changer ? »

Oui. Ce sont une convention publique datée (2026), révisable ; tout amendement argumenté est versé au journal des versions. La grille évolue au grand jour, pas en douce.