TL Terres Libérées Annuaire critique des montages de libération des terres en France.

Enjeux · V. Ressources et vivant · E14

L'agriculture du vivant existe, mais elle tient sur un dixième des terres et recule

Vers une agriculture du vivant : quels courants, sur quelles terres, pour nourrir qui ?

Deux fermes voisines. L'une sème sans labour mais détruit ses couverts au glyphosate ; l'autre est certifiée bio, laboure et vend en magasin spécialisé. Une troisième, plus loin, plante des haies, vend ses paniers au village et loue sa terre à une foncière. Toutes trois se disent « agroécologiques ». Cette étude démêle les courants par ce qu'ils excluent, ce qu'ils font du sol, à qui ils vendent et sur quelle terre ils tiennent, puis mesure leur place : un dixième de la surface, en recul depuis 2022.

9,5 %de la surface agricole utilisée de la France en agriculture biologique (2024), contre 9,8 % en 2022Eurostat, indicateur sdg_02_40
21 %objectif légal de surface agricole en bio au 1er janvier 2030 (article L. 1 du Code rural, loi du 24 mars 2025)Loi n° 2025-268, texte reproduit par l'Ineris
46 sur 47sols échantillonnés en France où des résidus de pesticides ont été trouvés, y compris des champs bio, des prairies et des forêts (2023)Froger et al., Environmental Science & Technology
1,82 Mtd'azote minéral épandu en France en 2024Eurostat, aei_fm_usefert
19,2 %écart de rendement moyen entre bio et conventionnel, réduit à 8 à 9 % avec rotations ou associations de cultures (méta-analyse mondiale, 2015)Ponisio et al., Proceedings of the Royal Society B

Le constat

Une agriculture qui empoisonne et stérilise ses sols ? La formule s’adosse à deux mesures, détaillées dans l’étude E13 : des résidus de pesticides dans 46 des 47 sols échantillonnés en France (Froger et al., 2023), et trois fois moins d’ADN microbien dans les sols des vignes et vergers, « généralement davantage traités », que dans ceux des prairies (Insee, 2024). On n’en retient ici que ce qui sert de point de comparaison aux courants. Jusqu’à 33 substances ont été trouvées dans un seul prélèvement, y compris dans des zones non traitées (champs bio, prairies, forêts) ; le glyphosate et son produit de dégradation, l’AMPA, font 70 % du cumul des herbicides, et le risque pour les vers de terre des terres arables est jugé « modéré à élevé » (Froger et al., 2023). L’expertise collective INRAE-Ifremer conclut que ces produits sont « impliqués dans le déclin » des invertébrés terrestres, des invertébrés aquatiques et des oiseaux communs des espaces agricoles (INRAE-Ifremer, 2022). L’ADN microbien varie de 27 microgrammes par gramme de sol dans les vignes et vergers à 81 dans les prairies ; le carbone organique descend à 34 tonnes par hectare dans les vignobles, autour de 60 dans les grandes plaines cultivées, au-delà de 80 sous prairies et forêts (Insee, 2024). L’azote minéral épandu reste de l’ordre de 1,8 million de tonnes par an (1,82 Mt en 2024, Eurostat).

Figure 1 Deux fois moins de vers de terre sous les cultures et les vignes que sous les prairies
Deux fois moins de vers de terre sous les cultures et les vignes que sous les prairiesLes sols de France métropolitaine abritent en moyenne 260 vers de terre par mètre carré : 421 sous les prairies, 223 sous les cultures et 163 sous les vignes.0100200300400500vers de terre par m²PrairiesPrairies — Vers de terre par m² : 421 vers de terre par m²421Moyenne tous solsMoyenne tous sols — Vers de terre par m² : 260 vers de terre par m²260CulturesCultures — Vers de terre par m² : 223 vers de terre par m²223VignesVignes — Vers de terre par m² : 163 vers de terre par m²163
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occupationVers de terre par m²
Prairies421
Moyenne tous sols260
Cultures223
Vignes163

Source : Insee Références 2024, Qualité des sols agricoles (d'après Université de Rennes, GIS Sol) · données (CSV) · France métropolitaine hors Corse. La moyenne porte sur l'ensemble des sols échantillonnés, forêts et milieux non agricoles compris.

Le contraste. Comparés deux à deux, les systèmes bio ont de 32 % à 84 % de biomasse et d’activité microbiennes en plus que les systèmes conventionnels, selon une méta-analyse de 56 études (Lori et al., 2017) ; ils portent en moyenne environ 30 % d’espèces en plus, et l’écart est d’autant plus fort que le paysage est dominé par les grandes cultures (Tuck et al., 2014). Les mêmes sources rappellent les limites : l’effet varie selon les groupes d’organismes, et les études portent surtout sur l’Europe du Nord et l’Amérique du Nord.

Un dixième de la surface. Le seul courant que la statistique publique sait compter est l’agriculture biologique. Sa part dans la surface agricole utilisée (SAU) est passée de 1,2 % en 2000 à 9,8 % en 2022, puis à 9,5 % en 2024 (Eurostat) ; en hectares, de 1,03 million en 2012 à 2,82 millions en 2022, puis 2,72 millions en 2024 (Eurostat, org_cropar).

Figure 2 La part bio a été multipliée par huit en vingt ans, puis a cessé de croître en 2022
La part bio a été multipliée par huit en vingt ans, puis a cessé de croître en 2022La part de la surface agricole française en agriculture biologique, certifiée ou en conversion, passe de 1,2 % en 2000 à 9,8 % en 2022, avec une accélération après 2015, puis redescend à 9,6 % en 2023 et 9,5 % en 2024.0246810% de la SAU20002002200420062008201020122014201620182020202220242000 — Part de la SAU en bio (%) : 1,2 % de la SAU2001 — Part de la SAU en bio (%) : 1,4 % de la SAU2002 — Part de la SAU en bio (%) : 1,7 % de la SAU2003 — Part de la SAU en bio (%) : 1,9 % de la SAU2004 — Part de la SAU en bio (%) : 1,8 % de la SAU2005 — Part de la SAU en bio (%) : 1,9 % de la SAU2006 — Part de la SAU en bio (%) : 1,7 % de la SAU2007 — Part de la SAU en bio (%) : 1,9 % de la SAU2008 — Part de la SAU en bio (%) : 2 % de la SAU2009 — Part de la SAU en bio (%) : 1,9 % de la SAU2010 — Part de la SAU en bio (%) : 2,9 % de la SAU2011 — Part de la SAU en bio (%) : 3,4 % de la SAU2012 — Part de la SAU en bio (%) : 3,55 % de la SAU2013 — Part de la SAU en bio (%) : 3,66 % de la SAU2014 — Part de la SAU en bio (%) : 3,87 % de la SAU2015 — Part de la SAU en bio (%) : 4,58 % de la SAU2016 — Part de la SAU en bio (%) : 5,32 % de la SAU2017 — Part de la SAU en bio (%) : 6,05 % de la SAU2018 — Part de la SAU en bio (%) : 7,07 % de la SAU2019 — Part de la SAU en bio (%) : 7,8 % de la SAU2020 — Part de la SAU en bio (%) : 8,75 % de la SAU2021 — Part de la SAU en bio (%) : 9,53 % de la SAU2022 — Part de la SAU en bio (%) : 9,82 % de la SAU2023 — Part de la SAU en bio (%) : 9,61 % de la SAU2024 — Part de la SAU en bio (%) : 9,51 % de la SAU9,51
Voir les données
anneePart de la SAU en bio (%)
20001,2
20011,4
20021,7
20031,9
20041,8
20051,9
20061,7
20071,9
20082
20091,9
20102,9
20113,4
20123,55
20133,66
20143,87
20154,58
20165,32
20176,05
20187,07
20197,8
20208,75
20219,53
20229,82
20239,61
20249,51

Source : Eurostat, indicateur sdg_02_40 (mise à jour du 6 octobre 2026) · données (CSV) · Surfaces certifiées et en conversion, rapportées à la surface agricole utilisée. Les chiffres de l'Agence Bio, calculés sur un autre dénominateur, sont un peu plus élevés (environ 10 % en 2025, selon l'AFP).

Trois ans de recul. Les chiffres 2025, présentés par l’Agence Bio le 16 juin 2026, prolongent la baisse : 30 737 hectares perdus après plus de 50 000 hectares par an en 2023 et 2024, soit environ 2,69 millions d’hectares et 61 159 fermes, le premier recul du nombre de fermes bio (AFP pour Terre-net). En 2024, la baisse atteignait 56 197 hectares (ORAB Nouvelle-Aquitaine). En Bourgogne-Franche-Comté, sur 252 fermes sorties du bio en 2025, 54 % sont des déconversions et non des cessations ; c’est la première baisse du nombre de fermes bio de l’histoire régionale (DRAAF Bourgogne-Franche-Comté). La demande, elle, repart : +3,6 % en valeur en 2025 selon l’Agence Bio.

Une géographie nette. Le bio pèse plus de 20 % de la surface en Provence-Alpes-Côte d’Azur et 17,5 % en Occitanie, régions de vigne, d’élevage extensif et de maraîchage ; il reste autour de 3 % dans les Hauts-de-France et sous 6 % en Centre-Val de Loire et en Normandie, régions de grandes cultures et de cultures industrielles (calcul d’après Eurostat, ef_lus_org et ef_m_org, enquête 2023). Les outre-mer, où l’agriculture d’exportation domine, restent sous 9 %.

Figure 3 Le bio dépasse 20 % de la surface en Provence-Alpes-Côte d'Azur, mais 3 % dans les Hauts-de-France
Le bio dépasse 20 % de la surface en Provence-Alpes-Côte d'Azur, mais 3 % dans les Hauts-de-FranceEn 2023, la part de la surface agricole en bio va de 21,8 % en Provence-Alpes-Côte d'Azur et 17,5 % en Occitanie à moins de 6 % en Centre-Val de Loire, en Normandie et dans les départements d'outre-mer, et 3,2 % dans les Hauts-de-France.0510152025Provence-Alpes-Côte d'AzurProvence-Alpes-Côte d'Azur — Part de la SAU en bio (%) : 21,8 % de la SAU21,8OccitanieOccitanie — Part de la SAU en bio (%) : 17,5 % de la SAU17,5CorseCorse — Part de la SAU en bio (%) : 12,4 % de la SAU12,4Bourgogne-Franche-ComtéBourgogne-Franche-Comté — Part de la SAU en bio (%) : 11,2 % de la SAU11,2Auvergne-Rhône-AlpesAuvergne-Rhône-Alpes — Part de la SAU en bio (%) : 10,4 % de la SAU10,4Pays de la LoirePays de la Loire — Part de la SAU en bio (%) : 9,6 % de la SAU9,6Nouvelle-AquitaineNouvelle-Aquitaine — Part de la SAU en bio (%) : 8,8 % de la SAU8,8BretagneBretagne — Part de la SAU en bio (%) : 8,7 % de la SAU8,7GuyaneGuyane — Part de la SAU en bio (%) : 8,5 % de la SAU8,5Île-de-FranceÎle-de-France — Part de la SAU en bio (%) : 7,2 % de la SAU7,2Grand EstGrand Est — Part de la SAU en bio (%) : 7 % de la SAU7Centre-Val de LoireCentre-Val de Loire — Part de la SAU en bio (%) : 5,8 % de la SAU5,8NormandieNormandie — Part de la SAU en bio (%) : 5,4 % de la SAU5,4GuadeloupeGuadeloupe — Part de la SAU en bio (%) : 5,3 % de la SAU5,3La RéunionLa Réunion — Part de la SAU en bio (%) : 4,3 % de la SAU4,3MartiniqueMartinique — Part de la SAU en bio (%) : 3,3 % de la SAU3,3Hauts-de-FranceHauts-de-France — Part de la SAU en bio (%) : 3,2 % de la SAU3,2% de la SAU
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regionPart de la SAU en bio (%)
Provence-Alpes-Côte d'Azur21,8
Occitanie17,5
Corse12,4
Bourgogne-Franche-Comté11,2
Auvergne-Rhône-Alpes10,4
Pays de la Loire9,6
Nouvelle-Aquitaine8,8
Bretagne8,7
Guyane8,5
Île-de-France7,2
Grand Est7
Centre-Val de Loire5,8
Normandie5,4
Guadeloupe5,3
La Réunion4,3
Martinique3,3
Hauts-de-France3,2

Source : Calcul actitude.org d'après Eurostat, enquête sur la structure des exploitations 2023 (ef_lus_org et ef_m_org) · données (CSV) · Surface en bio (certifiée et en conversion) des exploitations, rapportée à leur surface agricole utilisée, même enquête et même année ; régions reconstituées par addition des anciennes régions (NUTS 2). Mayotte absente en 2023. Valeurs arrondies à la dizaine d'hectares par Eurostat ; elles diffèrent légèrement des chiffres régionaux de l'Agence Bio, issus des organismes certificateurs.

Les autres courants ne sont pas comptés. Aucune statistique publique ne mesure la surface en agriculture de conservation, en agroforesterie, en permaculture, en biodynamie ou en « régénératrice ». Un ordre de grandeur existe pour la conservation : environ 4 % des surfaces de grande culture en 2017 (INRA, 2017).

Le mécanisme

Ce qui sépare vraiment les courants. Deux questions suffisent à les situer : admettent-ils les intrants de synthèse (engrais azotés minéraux, pesticides) ? Et que font-ils du sol : le laissent-ils nu et retourné, ou couvert et peu travaillé ? Une troisième question les classe par leur cadre : un règlement public, un label privé, ou rien.

Figure 4 Ce qui sépare les courants : les intrants de synthèse et le sort du sol
Les courants de l'agriculture du vivant, situés sur deux axes Les courants se distinguent par deux questions : admettent-ils les intrants de synthèse, et laissent-ils le sol couvert et peu travaillé ? L'agriculture intensive admet les intrants et laboure. L'agriculture de conservation couvre le sol mais admet le glyphosate. L'agriculture régénératrice n'a pas de définition légale et peut se placer partout. L'agriculture biologique, seule définie par un règlement public, exclut les intrants de synthèse mais travaille souvent le sol. Biodynamie, agroécologie paysanne, permaculture et agriculture naturelle excluent ou réduisent les intrants et couvrent davantage le sol ; l'agroforesterie, qui associe arbres et cultures, peut se combiner avec toutes. Sol couvert, peu travaillé Sol souvent nu, labouré Intrants de synthèse admis Intrants de synthèse exclus Conservation des sols couverts, glyphosate admis Agroforesterie arbres dans la parcelle Agriculture naturelle ni labour ni intrant Régénératrice sans définition légale Permaculture conception du lieu Agroécologie paysanne autonomie, terre, aval Biodynamie bio et label privé Agriculture biologique règlement (UE) 2018/848 Agriculture intensive engrais, pesticides, labour défini par le droit public mouvement social label privé ou aucun cadre

Source : Schéma actitude.org d'après le règlement (UE) 2018/848, Wezel et al. (2009), Newton et al. (2020), Ferguson et Lovell (2014), INRA (2017)

  • L’agriculture biologique est la seule à avoir un cadre public opposable : le règlement (UE) 2018/848 interdit les engrais minéraux azotés, les pesticides de synthèse et les OGM, impose une rotation pluriannuelle avec légumineuses et une conversion d’au moins deux ans, et exige la culture « dans ou sur un sol vivant ». Il ne limite pas le labour, que le désherbage mécanique rend souvent nécessaire. Il autorise le cuivre, plafonné à 28 kg par hectare sur sept ans (règlement (UE) 2018/1981).
  • L’agriculture de conservation des sols couvre le sol et cesse de le labourer, mais n’exclut pas les pesticides : selon l’INRA, « il n’y a pas d’alternative efficace au glyphosate pour entretenir une parcelle dans la durée sans travailler le sol », et ce système « a été construit car le glyphosate permettait » de détruire les couverts et de gérer les vivaces (Reboud et al., 2017).
  • L’agriculture « régénératrice » n’a « aucune définition légale ou réglementaire » ; une revue de 229 articles et 25 sites de praticiens la trouve définie tantôt par des pratiques, tantôt par des résultats (Newton et al., 2020). Le terme est repris par l’agro-industrie : selon son propre document, Nestlé vise 50 % de ses volumes d’ingrédients clés issus d’agriculteurs adoptant ces pratiques en 2030 (20,7 % en 2025, méthode révisée en 2026) ; le document présente ces pratiques comme visant à « réduire » les intrants chimiques et ne fixe pas d’objectif chiffré pour les engrais ou les pesticides.
  • L’agroécologie est à la fois une science, une pratique et un mouvement ; en France, le mot désigne surtout des pratiques agricoles (Wezel et al., 2009). L’agroécologie paysanne en est la branche militante : elle lie pratiques économes, autonomie de la ferme, vente de proximité et accès à la terre.
  • La biodynamie ajoute au bio des préparations, que le règlement européen autorise expressément (annexe II, point 1.9.9), et un cahier des charges privé. La permaculture est une méthode de conception des lieux, restée « relativement isolée de la recherche scientifique » (Ferguson et Lovell, 2014). L’agriculture naturelle de Masanobu Fukuoka renonce au labour, aux engrais, au désherbage et aux pesticides. L’agroforesterie est une pratique, combinable avec toutes les autres : les sols agroforestiers comptent en moyenne 8 taxons de vers de terre, contre 5 sous cultures (Insee, 2024).

Le rapport à l’aval et à la propriété. C’est la ligne de partage que les cahiers des charges ne voient pas.

Courant Cadre Vers qui vend-on ? Que dit-il de la terre ?
Intensif Aucun Coopératives, négoce, industrie, export Rien
Conservation des sols Aucun Mêmes filières de grandes cultures Rien
« Régénératrice » Programmes d’entreprises Chaînes d’approvisionnement des groupes Rien
Biologique Règlement (UE) 2018/848 Tous circuits : une ferme bio sur deux en circuit court Rien
Biodynamie Labels privés Circuits spécialisés, vin Rien
Agroécologie paysanne Mouvement Circuits courts, cantines, marchés locaux Accès à la terre revendiqué
Permaculture, naturelle Aucun Autoconsommation, vente directe, formation Souvent lieux collectifs

La part des fermes bio en circuit court vient du SSP (Insee, 2024) ; la répartition par courant est une typologie de cette étude, pas une statistique.

Le moment de bascule se place à trois endroits. À la conversion, deux ans au moins (trois pour les cultures pérennes) de pratiques bio avant de pouvoir vendre sous le logo (règlement (UE) 2018/848, annexe II). Au prix : quand l’écart de prix avec le conventionnel se réduit ou que la grande distribution déréférence, la ferme se déconvertit (54 % des sorties en Bourgogne-Franche-Comté en 2025). À la transmission, enfin : rien n’oblige le repreneur d’une ferme bio, ni l’acheteur de ses terres, à poursuivre le bio, sauf si une clause l’attache au sol (voir plus bas).

Qui capte la valeur. Les fermes bio ne sont pas moins rentables : à taille donnée, leur rentabilité économique équivaut à celle du conventionnel, avec des aides spécifiques et un endettement plus élevé en moyenne ; leurs résultats par hectare sont souvent supérieurs en maraîchage et par vache en lait, mais pas toujours par exploitant·e, faute de taille (Insee, 2024). France Stratégie, comparant vingt-trois référentiels agroécologiques, juge le bio « le plus performant » d’un point de vue économique et environnemental (Grémillet et Fosse, 2020). Dans ces données, la fragilité tient moins à la ferme qu’à son débouché : une filière longue peut cesser de payer la différence de prix.

Ce que dit le droit

Le règlement bio (UE) 2018/848 est applicable depuis le 1er janvier 2022, date reportée d’un an par le règlement (UE) 2020/1693. Il fixe des objectifs (préserver la fertilité à long terme des sols, un niveau élevé de biodiversité, « un environnement non toxique ») et crée une certification de groupe pour les petits producteurs (règlement (UE) 2018/848, art. 4 et 36). Il ne dit rien de la propriété, du foncier ou de la taille des fermes.

L’objectif national. La loi du 24 mars 2025 inscrit à l’article L. 1 du Code rural l’objectif que le bio représente 21 % de la SAU au 1er janvier 2030, « en veillant à l’adéquation entre l’offre et la demande », et un objectif de 10 % de la SAU en légumineuses à la même date, pour atteindre « l’autonomie protéique nationale en 2050 ». Elle définit la souveraineté alimentaire comme la capacité « à produire, à transformer et à distribuer » pour nourrir la population, et aussi comme le soutien « des capacités exportatrices ». Ce sont des objectifs de programmation, sans sanction.

L’argent public. En 2025, près de 700 millions d’euros de crédits nationaux et européens soutiennent le bio (écorégime, aide à la conversion, fonds Avenir Bio, crédit d’impôt de 4 500 euros) ; l’écorégime bio est porté à 110 euros par hectare pour 2026 et 2027 ; l’objectif de 20 % de produits bio en restauration collective, issu de la loi Egalim, est maintenu (réponse ministérielle, JO du 2 décembre 2025). Les aides PAC à l’hectare sont analysées dans l’étude E05.

Le mouvement inverse. La loi du 18 août 2026 (article 6) permet à l’Anses de déroger, pour un an renouvelable deux fois, à l’interdiction des néonicotinoïdes et substances assimilées : flupyradifurone pour la betterave, les cerises et les pommes, acétamipride pour la noisette. Le Conseil constitutionnel l’a validé sous réserves (§ 68 et 70 de la décision n° 2026-914 DC du 14 août 2026), en relevant (§ 55) que ces produits « ont des incidences sur la biodiversité, en particulier pour les insectes pollinisateurs et les oiseaux ».

Les interstices déjà-là. Deux outils attachent des pratiques à la terre plutôt qu’à la personne. Le bail rural à clauses environnementales « prescrit au fermier, avec son accord, certaines pratiques culturales », contre un fermage qui peut être réduit, et son non-respect peut entraîner la résiliation (CGAAER, 2023) ; son régime relève du statut du fermage analysé dans l’étude E07. L’obligation réelle environnementale grève le fonds lui-même et attache durablement à la terre des engagements de préservation, comme à l’Oasis du Coq à l’Âme. Le projet alimentaire territorial, créé en 2014, fédère les acteurs d’un territoire autour de l’alimentation ; 428 étaient labellisés au 1er avril 2023 (ministère de l’Agriculture).

Les angles morts. Aucun texte ne définit l’agroécologie, la conservation des sols ou la régénératrice : n’importe qui peut employer ces mots. Aucun ne lie les aides au maintien des pratiques après la vente de la terre. Et le droit ne mesure pas la déconversion comme un événement : il la constate dans les comptages annuels.

L’histoire longue

L’agriculture biologique est longtemps restée une affaire de mouvements et de cahiers des charges privés, avant d’être encadrée par la Communauté européenne en 1991 (règlement (CEE) n° 2092/91), puis par le règlement de 2018. La permaculture est fondée dans les années 1970 par Bill Mollison et David Holmgren, face à la menace d’une pénurie d’énergie pour une agriculture qui en consomme beaucoup (Ferguson et Lovell, 2014). L’agroécologie, science depuis les années 1930, devient pratique dans les années 1980 et mouvement dans les années 1990 (Wezel et al., 2009).

Ce qui a tenu : un cahier des charges public, contrôlé par un tiers, qui a permis au bio de passer d’un pour cent à un dixième de la surface en vingt ans. Ce qui a été absorbé : la vente. Une partie de la croissance du bio s’est faite par les mêmes circuits que le conventionnel ; quand la consommation de produits bio a baissé pour la première fois en 2021 (Insee, 2024) et que les ventes en grande surface ont reculé (-5,1 % en 2024, DRAAF Bourgogne-Franche-Comté), les surfaces ont reculé avec elles. Le risque de cette dépendance était déjà discuté en 2012 dans l’ouvrage dirigé par Philippe Baqué (voir « Pour aller plus loin »). Le mot « régénérateur » suit une trajectoire comparable, plus rapide : né chez des praticiens, il est devenu en quelques années un objectif d’approvisionnement d’un groupe comme Nestlé (voir plus haut).

Ce qu’on sait, ce qu’on estime, ce qui se discute

Ce qu’on sait

Le bio occupe un dixième de la surface et recule depuis 2022 (Eurostat). Il porte plus de vie dans le sol (Lori et al., 2017) et plus d’espèces (Tuck et al., 2014). Les pesticides sont présents dans presque tous les sols (Froger et al., 2023). Le rendement bio est inférieur en moyenne : de 5 % à 34 % selon les cultures et la comparaison (Seufert et al., 2012), 19,2 % en moyenne dans une base trois fois plus large (Ponisio et al., 2015).

Figure 5 Le déficit de rendement du bio va de 5 % à 34 % selon les cultures et les pratiques
Le déficit de rendement du bio va de 5 % à 34 % selon les cultures et les pratiquesLes deux méta-analyses de référence situent le rendement bio entre 5 % et 34 % sous le conventionnel ; en moyenne 19,2 %, et 8 à 9 % seulement quand les fermes bio pratiquent rotations ou associations de cultures.010203040Seufert 2012 : systèmes lesplus comparablesSeufert 2012 : systèmes les plus comparables — Écart de rendement bio / conventionnel (%) : 34 % de rendement en moins34Ponisio 2015 : moyennePonisio 2015 : moyenne — Écart de rendement bio / conventionnel (%) : 19,2 % de rendement en moins19,2Seufert 2012 : meilleurespratiques bioSeufert 2012 : meilleures pratiques bio — Écart de rendement bio / conventionnel (%) : 13 % de rendement en moins13Ponisio 2015 : avecassociations de culturesPonisio 2015 : avec associations de cultures — Écart de rendement bio / conventionnel (%) : 9 % de rendement en moins9Ponisio 2015 : avec rotationsPonisio 2015 : avec rotations — Écart de rendement bio / conventionnel (%) : 8 % de rendement en moins8Seufert 2012 : légumineuses etpérennes pluvialesSeufert 2012 : légumineuses et pérennes pluviales — Écart de rendement bio / conventionnel (%) : 5 % de rendement en moins5% de rendement en moins
Voir les données
estimationÉcart de rendement bio / conventionnel (%)
Seufert 2012 : systèmes les plus comparables34
Ponisio 2015 : moyenne19,2
Seufert 2012 : meilleures pratiques bio13
Ponisio 2015 : avec associations de cultures9
Ponisio 2015 : avec rotations8
Seufert 2012 : légumineuses et pérennes pluviales5

Source : Seufert et al., Nature, 2012 ; Ponisio et al., Proceedings of the Royal Society B, 2015 · données (CSV) · Valeurs reprises des résumés des deux articles (Ponisio : 115 études, plus de 1 000 observations). Écarts par unité de surface et par culture, hors effets sur les années de jachère ou de légumineuses de la rotation.

Ce qui se discute

Nourrir avec moins. Le scénario TYFA de l’IDDRI généralise l’agroécologie en Europe, abandonne pesticides et engrais de synthèse et les importations de protéines végétales : la production baisse de 35 % en calories par rapport à 2010, mais nourrit 530 millions d’Européens si les régimes contiennent moins de produits animaux, tout en gardant une capacité d’export et en réduisant de 40 % les émissions agricoles (Poux et Aubert, 2018). La controverse porte sur la condition : sans changement des régimes, le déficit de rendement demande plus de terres, au risque de déplacer la déforestation ailleurs — l’objection que discutent Seufert et al..

Produire quoi, pour nourrir qui ? La loi de 2025 mêle deux souverainetés : nourrir la population et exporter (loi du 24 mars 2025). L’autonomie protéique, inscrite pour 2050, suppose de cultiver des légumineuses et de nourrir moins d’animaux au soja importé, ce que TYFA chiffre et que la loi ne tranche pas.

Conservation contre bio. Les défenseurs de la conservation font valoir que le non-labour stocke du carbone et protège de l’érosion ; ceux du bio, qu’elle reste dépendante du glyphosate. L’INRA reconnaît les deux : un système « qui restaure les sols et stocke du carbone » et qui n’a pas d’alternative au glyphosate (Reboud et al., 2017).

Le cuivre. Le bio n’est pas sans intrant : le cuivre, toléré, s’accumule dans les sols, d’où le plafond européen de 28 kg par hectare sur sept ans (règlement (UE) 2018/1981).

Ce que les chiffres officiels ne mesurent pas. Les surfaces en conservation, en agroforesterie, en permaculture et en « régénératrice ». La qualité des pratiques à l’intérieur du bio (labour, cuivre, taille, spécialisation). Les déconversions à l’échelle nationale, publiées de façon sommaire. Le régime foncier des fermes bio : la statistique sait qui est en bio, pas qui possède la terre ni par quel bail elle est tenue. Et la destination des produits : quelle part nourrit le territoire, quelle part part à l’export.

Ce qui nous donnerait tort

L’outil public fait une chose bien : il a créé une définition opposable, contrôlée, qui empêche n’importe qui de dire « bio » et qui a porté la surface de 1 % à 10 %. Il finance la conversion et les cantines. Si la reprise de la consommation en 2025 et la hausse des surfaces en première année de conversion en grandes cultures et en maraîchage, rapportée par l’AFP, se confirmaient, le recul de 2023-2025 serait une parenthèse conjoncturelle et non un plafond. Si l’agriculture de conservation trouvait des alternatives au glyphosate, elle deviendrait un courant du vivant à part entière, et l’opposition entre courants perdrait de sa force. Enfin, la thèse selon laquelle la propriété de la terre décide des pratiques serait démentie si l’on montrait que les fermes bio en fermage classique ne se déconvertissent pas plus que les autres — une donnée que personne ne publie.

Ce que la libération change

Les cahiers des charges règlent les pratiques d’une ferme, pas le sort de sa terre (la correspondance générale entre outils et mécanismes est dans l’étude E18). La libération répond au maillon qu’ils laissent ouvert : la transmission et le prix, moments où une ferme du vivant redevient une terre à vendre.

Attacher les pratiques au sol par le bail. À Magnantru, dans les Deux-Sèvres, 47 hectares en bio depuis 2010 ont été achetés en 2021 par la foncière de FEVE et loués à l’EARL de deux ancien·nes salarié·es par un bail rural environnemental qui impose le maintien du bio. Limite : l’option d’achat ouverte au bout de sept ans peut faire ressortir la terre sur le marché, et le porteur est une société en commandite à rendement encadré. Au captage de la Chèze-Canut, Eau du Bassin Rennais loue ses 232 hectares à des exploitant·es sous bail à clauses environnementales et la SCIC Terres de Sources leur ouvre la restauration collective : la terre, la pratique et le débouché sont tenus ensemble (dossier). Limite : une gouvernance institutionnelle, et un patrimoine dont l’inaliénabilité n’est pas établie.

Prêter la terre sous charte. À la Bergerie de Villarceaux, la Fondation pour le progrès de l’Homme met environ 370 hectares à disposition de l’EARL du Chemin Neuf par un commodat de vingt-cinq ans (2006) sous charte agroécologique stricte (bio, Nature et Progrès), avec haies et agroforesterie. Limite : le commodat est gratuit mais plus précaire qu’un bail rural, et sa reconduction au-delà de 2031 n’est pas documentée.

Sortir du marché les fermes pilotes. La Foncière Terre de Liens a acheté la Durette, verger-maraîcher agroforestier conçu en 2012 avec un groupe de recherche en agriculture biologique et exploité par un GAEC, la ferme biodynamique d’Eyssal (18 hectares, GAEC d’Eyssal) et la Ferme du Plaisir, où plus de mille arbres ont été plantés en 2022 sur 13 hectares contre l’érosion (GAEC Ferme du Plaisir) ; voir aussi le réseau des fermes Terre de Liens. Limite : les fiches ne documentent pas de clause environnementale propre à ces baux, et à Eyssal le reste du foncier demeure privé.

Grever le fonds. L’Oasis du Coq à l’Âme, 26 hectares en Charente portés par une SCIC, a signé le 28 août 2025 une obligation réelle environnementale avec la Coopérative Oasis : les engagements suivent la terre. Limite : le porteur est une société à lucrativité encadrée, financée par des apports remboursables sur vingt-cinq ans. À Notre-Dame-des-Landes, les baux de l’ancienne zone sont presque tous assortis de clauses environnementales et les loyers sont d’autant plus bas que les pratiques sont respectueuses de l’environnement (Assemblée des usages, fonds « La Terre en commun », dossier). Limite : le caractère non consomptible de la dotation n’est pas confirmé.

Les lieux de permaculture sont souvent achetés collectivement : le Jardin du Petit Pessicart, au-dessus de Nice, appartient depuis 2021 à la SCIC E3P, qui l’a payé 420 000 euros sans emprunt ; les faysses du Moulinage de Chirols sont cultivées en permaculture bio. Limite : propriété et usage confondus dans une société coopérative, sans verrou anti-spéculatif propre au foncier.

Le coût de la libération. Il est payé deux fois : par l’épargne ou le don qui achète la terre, et par le fermage réduit qui compense les clauses. Le mot « régénératrice », lui, ne coûte rien à celui qui l’emploie : c’est le ressort qu’étudie la revue contre l’écoblanchiment, un vocabulaire du vivant qui n’engage ni la terre ni ceux qui la travaillent.

Leviers

Pour les collectifs

  • Écrire les pratiques dans le titre. Négocier un bail rural à clauses environnementales (maintien du bio, haies, couverts) contre un fermage réduit ; ou, si l’on est propriétaire, signer une obligation réelle environnementale avec une collectivité ou un établissement public. Actes engageants, à rédiger avec un·e notaire. Exemples : Magnantru, Oasis du Coq à l’Âme.
  • Tenir le débouché. Vendre en circuit court, en restauration collective ou via une coopérative d’intérêt collectif qui engage des acheteurs sur plusieurs années, plutôt que dépendre d’un seul acheteur long. Exemple : Terres de Sources.
  • Préparer la transmission en bio. Chercher un porteur hors marché avant la retraite, pour que la ferme reste en bio après le départ. Voir l’étude E07 sur les outils publics.

Pour les élu·es

  • Acheter et louer sous clauses. Une collectivité peut acquérir des terres sensibles (captages, ceintures maraîchères) et les louer par bail rural environnemental. Ordre de coût : le prix de la terre, compensé en partie par l’eau qu’on n’a pas à traiter. Exemple : Eau du Bassin Rennais.
  • Faire du projet alimentaire territorial un outil foncier. Relier le PAT aux achats des cantines (20 % de bio prévus par la loi Egalim) et à une réserve de terres pour l’installation.
  • Accompagner plutôt que constater les déconversions. Demander à l’observatoire régional et à la chambre d’agriculture la liste des sorties du bio et leurs motifs, et cibler l’aide sur les fermes à transmettre.

Pour les citoyen·nes

  • Acheter à la ferme ou par contrat. Un abonnement de paniers ou une commande groupée assure le prix que la filière longue ne garantit pas.
  • Épargner ou donner pour la terre, en vérifiant dans les statuts du porteur ce que deviennent les parts et si les baux portent des clauses environnementales ; voir les fiches Foncière Terre de Liens et FEVE pour leurs limites. Ne jamais souscrire sans lire les documents de l’émetteur.
  • Demander ce que recouvre un mot. « Régénérateur », « agroécologique » ou « zéro résidu » ne sont pas définis par la loi ; seul le logo bio européen est contrôlé.

Pour les cédant·es et propriétaires

  • Louer à un bail qui protège la pratique. Proposer au repreneur un bail rural environnemental qui maintient le bio ; le fermage moyen étant de l’ordre de 140 euros par hectare et par an en France (CGAAER, 2023), la réduction consentie en est une fraction. À rédiger avec un·e notaire.
  • Attacher la protection au sol. Une obligation réelle environnementale survit à la vente ; une donation à une fondation retire la terre du marché. Actes engageants et durables : avec un·e notaire. Exemple : Bergerie de Villarceaux.
  • Préférer un repreneur en bio au plus offrant, en sachant que l’écart de prix peut être réel et doit être chiffré.

Question ouverte

Si le bio a montré qu’un cahier des charges public peut porter une agriculture du vivant jusqu’à un dixième des terres, qui écrira celui qui la tiendra au sol, d’un propriétaire et d’un repreneur à l’autre ?

Dans l'annuaire

Les montages et les lieux du corpus mobilisés par cette étude, avec leur palier de libération.

Outils de libération qui répondent

  • Bail long et protecteur
  • Obligation réelle environnementale
  • Foncière et épargne solidaire
  • Fondation, fonds de dotation
  • Propriété publique
  • Coopérative ou association d'usage
  • Régulation publique

Études liées

Les mots de cette étude

Sources

Toutes les sources citées dans le texte, consultées au 10 octobre 2026. Les associations et ONG françaises sont citées comme acteurs, jamais comme sources (méthode de la section).

Sources officielles et statistique publique

Textes juridiques et décisions

Centres de recherche et expertises

Publications académiques

Sources européennes et internationales

Opérateurs du système (données signalées comme telles)

Presse d'enquête

Pour aller plus loin

  • Masanobu Fukuoka, La Révolution d'un seul brin de paille, Guy Trédaniel, 1983
  • Miguel A. Altieri, Agroecology : The Science of Sustainable Agriculture, Westview Press, 1995
  • Marc Dufumier, Famine au Sud, malbouffe au Nord. Comment le bio peut nous sauver, NiL éditions, 2012
  • Philippe Baqué (dir.), La Bio entre business et projet de société, Agone, 2012

Retours de terrain

Aucun retour de terrain n'est encore intégré : cette étude est une analyse documentaire. Vous agissez sur ce terrain — collectif, cédant·e, élu·e, chercheur·e — et vous la contredisez ou la complétez ? Écrivez-nous : chaque retour intégré est daté ici.

Journal des modifications

  1. 10 octobre 2026v1Première version (analyse documentaire).

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